| | | « help, please ? | eryn m. | |
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Matthias T. Lawrence

Nombre de messages: 20 .________id picture:  Date d'inscription: 03/01/2009
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 | Sujet: « help, please ? | eryn m. Dim 4 Jan - 23:25 | |
| Ce qui était bien de cet internat, c’était que même si on restait constamment sur le campus, les week-ends se présentaient comme étant des périodes de relaxation et de temps libre pour travailler un peu sur les nombreux travaux qu’on leur donnait pendant la semaine. Matthias n’avait jamais eu à l’idée que ces années d’études à Davidson seraient faciles. En fait, il s’attendait certainement à devoir mettre les bouchées doubles pour pouvoir y arriver, mais sans pour autant s’en arracher les cheveux. Il ne s’était toutefois pas attendu à ça. N’ayant jamais été d’un sérieux naturel, notre blondinet avait toujours prit tout ce qu’on lui donnait à la légère. Ses travaux laissaient souvent entrevoir une partie de son excentricité et aux dernières nouvelles, ses professeurs de lycée aimaient bien qu’il mette sa touche personnelle, mais ici, il avait été obligé d’adopter une nouvelle recette. La première dissertation qu’il avait effectuée sur la poésie dramatique du 19e siècle avait été quelques peu mal accueillie par son professeur qui l’avait alors averti « de montrer un peu plus d’objectivité et de sérieux dans son style d’écriture, puisqu’il ne formait pas des humoristes dans cette classe. » Oui bon, allez, il avait toujours été d’un entrain assez exceptionnel et n’avait pu s’empêcher de mettre sa touche d’humour dans son dernier travail. Malheureusement, ce professeur ne semblait pas comprendre ce qu’était l’humour et pour pouvoir réussir cette classe, Matthias avait du changer de perspective. Sa deuxième chance lui avait donnée il y avait de cela quelques jours, lorsqu’on lui avait demandé de faire une analyse sur une nouvelle littéraire. Il avait tellement travaillé sur ce dernier travail qu’il n’aurait su dire exactement combien d’heures il avait passé à la bibliothèque pour pouvoir enfin arriver à un résultat qui le satisfaisait et encore. Il trouvait encore et toujours un petit défaut par ici et par là. C’était qu’il voulait vraiment réussir, histoire de rendre ses parents fiers. Il était le premier de la famille à aller aussi loin, il était également le premier de la famille tout court. Enfin, combien de fois lui avait-on dit qu’il devait donner l’exemple et que malgré lui, il n’avait fait que montrer le mauvais exemple. Faire exploser un pétard dans les toilettes du premier étage de son lycée n’avait pas nécessairement aidé à ce que ses frères et sœurs deviennent des petits élèves modèles. Les temps changeaient et Matt devait se rendre à l’évidence : un jour, il devrait bel et bien se comporter comme un adulte.
Enfin, l’heure fatale était venue et Matthias s’était retrouvé dans son cours général de littérature. Ce cours se déroulait normalement avec tous les élèves de l’option dans une salle de classe beaucoup plus grande et notre jeune homme se fit alors un plaisir de retrouver encore plus de gens de l’option que d’habitude. C’était certainement le cours qu’il aimait le plus puisque cela lui permettait de se balader d’une personne à une autre et de rigoler un bon coup. Enfin, le professeur prit la parole et annonça alors que la période se ferait bien calme aujourd’hui et que si quelques personnes le désiraient, ils pouvaient travailler sur leur dissertation puisque la date de remise serait avancée légèrement. L’idée qui lui avait semblé bien bête à la bibliothèque le rendait maintenant alors bien heureux et il se félicita intérieurement d’avoir fait son travail à l’avance. Le cours avançait de plus en plus et déjà, il avait eu l’occasion de faire un peu le pitre avec ses amis. Comme quoi que travailler n’avait pas que des désavantages. Enfin, jetant un regard autour de lui, il aperçu alors Eryn, une nouvelle en première année et une idée lui traversa la tête. Indéniablement, il ne put retenir un certain regard vers Aaron et son sourire s’agrandit alors. Non pas qu’il en voulait à ce dernier, mais il savait à quel point il pédalait pour s’entendre avec celle qu’il parrainait depuis le début de l’année. Matthias avait également tenté d’approcher la brunette, mais sans résultats. Néanmoins, il s’était bien promis de percer cette carapace un jour. Il ne supportait pas que quelqu’un soit indifférent à lui. On pouvait l’aimer, l’admirer, le détester, mais alors s’en contreficher, ça, il ne le prenait tout simplement pas. Notre blondinet commença alors à fouiller dans son sac à bandoulière, entre ses livres, ses crayons et son canard en plastique pour finalement en sortir la dissertation qu’il avait terminée la veille. Il laissa alors ses amis de coté pour aller prendre place à coté d’Eryn, un sourire chaleureux au visage. Allez, il devait se montrer sympathique après tout. Depuis quand Matthias n’était pas sympathique ?
- « Hum, excuses-moi, dit-il, et attendit jusqu’à ce que la jeune femme semble lui porter une quelconque attention. Tu vois, j’ai travaillé un peu sur ma dissertation et compte-tenu le fait que mes dernière notes n’ont pas été très exceptionnelles, j’aurais besoin d’un avis objectif sur ce que j’ai de fait. Enfin, juste pour voir si je me diriges dans la bonne voie. »
Autant commencer en douceur et sans rien provoquer. Il ne voulait surtout pas s’attirer des foudres en commençant une conversation. Après tout, il devait garder sa petite réputation de jeune homme sociable et affectueux. |
|  | | Eryn Moore

Nombre de messages: 22 Date d'inscription: 30/12/2008
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 | Sujet: Re: « help, please ? | eryn m. Mar 6 Jan - 19:37 | |
| Eryn s'était vraiment attendue à ce que sa scolarité à Davidson soit une horreur totale. Même si elle n'avait jamais vraiment eu de problèmes avec l'école, à par le passage avec son père, elle était persuadée qu'entourée d'autres intellos, elle serait vraiment obligée de mettre les bouchées doubles et qu'il lui serait alors très, vraiment très dur de garder un niveau acceptable. En fait, étant sujette à se faire beaucoup d'idées et à se stresser pour rien, la pauvre fille s'imaginait déjà tête de turc de la classe, ainsi que du professeur qui ne se gênerait pas pour se moquer d'elle constamment. Et entre autres, elle serait une grande rejetée abandonnée sans aucuns amis et qui resterait tout son temps libre dans sa chambre. Quel soulagement, arrivée maintenant à ce stade, de voir que tout ce qu'elle s'imaginait ne s'était pas réalisé ! Bon, bien sûr, elle n'était quand même pas la première de la classe, pas la plus douée, la plus intelligente, la plus sociable et etcétéra. Elle n'était pas du genre compétitive, alors sa situation lui allait plus que bien. Eryn passait plutôt inaperçu ou en tout cas elle faisait tout pour, même s'il y avait toujours des idiots comme Aaron pour venir l'embêter, mais avait quand même quelques amis qui partageaient sa passion. Quand au degré d'amour que le professeur lui portait .. On pouvait dire qu'il était assez haut. Quand la première dissertation porte sur la poésie, comment faire autrement ? Elle était du genre à passer des heures sur chaque devoir qu'on lui donnait pour qu'il soit le meilleur possible, Eryn avait un petit côté perfectionniste, et il semblait que ça payait à chaque fois. Le dernier sujet qui leur avait été demandé en cours étant sur une nouvelle, ce n'était pas vraiment plus la tasse de thé de la jeune fille. Du coup, elle avait prévu le double du temps qu'il était nécessaire, dans son emploi du temps, consacré à travailler à la bibliothèque, et avait fini son devoir bien en avance. De toute façon, Eryn, s'y prendre à la dernière minute .. Rien que d'y penser, elle en avait des frissons. C'était une fille assez maniaque et ordonnée, si bien que le temps ne lui échappait pas. Penser qu'elle pourrait être prise de cours pour le temps, pour n'importe quelle tâche ou chose, lui faisaient une peur bleue. Comme quoi, chacun avait ses phobies, aussi différentes les unes que les autres. Heureusement bien sur, travailler n'était pas vraiment une chose qu'elle haïssait, sinon on pouvait vraiment la traiter de masochiste. Cette caractéristique devait surement être commune d'ailleurs à tous les étudiants ici, sinon, comment faire pour obtenir une bourse .. Surement que certains avaient été poussé par leurs familles. D'un côté, elle avait été poussée par sa sœur, mais juste pour rentrer dans l'école. Dans ses études, ses parents et sa sœur ne lui avaient jamais mis la pression, tout simplement parce qu'Eryn remplissait cette tâche avec brio. Toujours à se dire quoi faire et à s'insulter soi même quand elle n'y arrive pas, on ne voit pas de traitement plus efficace pour réussir dans les études.
La jeune fille se mordit la lèvre d'exaspération en entendant le professeur suggérer aux élèves de finir leur dissertation pendant le cours. Superbe, elle n'avait même pas emporté de roman ou de recueil de poèmes pour s'occuper, ce qui pourtant lui était rare, et elle ne voyait pas trop quoi faire pendant tout le temps qui maintenant lui était libre. Eryn remarqua certains qui s'affolèrent en entendant que la date pour rendre le devoir était avancée, tandis que certains étaient heureux de pouvoir utiliser le temps qui leur était libre pour parler un peu avec leurs camarades. Eryn pu remarquer avec plaisir que Aaron ne profitait pas du moment pour venir l'embêter, heureusement d'ailleurs, car elle était plutôt de mauvaise humeur. Malheureusement aussi, parce qu'elle aurait pu pondre de belles phrases sarcastiques pour le rembarrer. Une prochaine fois. La jeune fille entreprit alors de s'amuser avec son crayon, si on pouvait le dire comme ça, et elle le tapa nerveusement contre le coin de la table. S'il cassait et se plantait dans l'œil d'un étudiant égaré, bien fait pour lui, il n'avait qu'à pas se tenir aussi près d'elle. Bon, c'était peut-être un peu fort, disons qu'elle retirait cette pensée. Il lui arrivait d'avoir des pensées très négatives et agressives envers des gens qui lui étaient inconnus, et bizarrement, elle ne pouvait pas s'empêcher en les regardant un à un de ne leur trouver que des qualités, même si elle ne le montrait pas. Bon, Aaron était une exception, mais pour tous les autres au moins. Alors que son regard était dirigé vers le petit bâton de bois qui était agité, un truc blond qui se dirigeait droit vers elle attira son attention. D'abord, elle ne pu que réagir en priant que ce n'était pas vraiment vers elle que le garçon se dirigeait, mais lorsqu'il s'assit à sa table, elle ne pu se rendre qu'à l'évidence. Elle n'allait pas pouvoir passer le cours tranquille à penser.
Et tu demandes à une première année ?, répondit-elle du tac au tac. Mais après réflexion, il ne lui avait rien fait de mal, alors elle se reprit. Oui, oui, bien sûr .. Si tu veux .. Enfin, je ne sais pas si mon avis vaudrait mieux que celui d'un autre élève, après tout, tu pourrais demander à quelqu'un de ton année. Mais si tu y tiens .. Si tu veux, je peux te passer la mienne, pour que tu vérifie que tu ne sois pas en hors sujet. Mais dans ce cas là, si je suis en hors sujet également, ça ne t'aiderais pas des masses .. Mais ça serait vraiment une coïncidence.
Eryn se tassa dans sa chaise, elle avait dit beaucoup trop de choses d'un coup et elle empêcha ses joues de s'empourprer. Enfin elle avait parlé, c'était bien, tout ce qu'elle voulait c'était qu'il ne reste pas trop à sa table. |
|  | | Matthias T. Lawrence

Nombre de messages: 20 .________id picture:  Date d'inscription: 03/01/2009
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 | Sujet: Re: « help, please ? | eryn m. Mer 7 Jan - 2:08 | |
| Matthias était loin d’être quelqu’un de bien renfermé socialement. En fait, il se plaisait bien à essayer de connaître le plus de personnes possible et aimait bien être entouré de gens. Ca lui permettait de faire le pitre et de se faire remarquer aussi. Enfin, il aimait bien avoir l’air idiot même lorsqu’il était seul. Après tout, il se promenait bien avec un canard en plastique sur lui. Les élèves un peu trop coincé dans cet internat riait sur son passage, mais il s’en foutait bien à vrai dire, depuis quand l’avis des autres sur son comportement le dérangeait et l’empêchait d’agir comme il le voulait bien. Après tout, chacun sa liberté et si on voulait rire de lui, alors il n’allait empêcher personne. Il ne prenait rien au quart de tour et c’était à se demander si son calme ne lui venait pas d’une quelconque maladie mentale. Pourtant, Matthias était en parfaite santé, c’était le cas de le dire. Il débordait d’une énergie hors du commun : il aurait certainement même pu en donner une quantité hallucinante et ne pas en manquer pour lui. Depuis qu’il était tout petit, ses parents savaient qu’il serait tout un numéro en grandissant. Il n’était qu’âgé de trois ans et déjà, il s’amusait à monter tous les coups pas possibles que sa petite tête pouvait bien inventer. Il avait déjà fait son propre salon de coiffure avec les poupées de sa petite sœur, avait créé son instrument de musique avec les casseroles de la cuisine, avait tout renversé les céréales dans les armoires, sauté sur son lit avec les bottes pleins de boues… enfin, vous voyez le portrait, non ? Son but dans la vie n’était nul autre que de faire rire les autres. Peut-être qu’il aurait aimé devenir humoriste plus tard : il ne savait pas si cette profession s’appliquait bien à son genre d’humour. Enfin, il était plutôt enfantin que mature et ne savait pas s’il serait capable de monter un spectacle, de présenter des faits et de réussir à faire rire les gens sur ce qu’il disait… Hum, il doutait fort de la question.
Enfin bref, il ne pensait pas vraiment à cela pour l’instant, même si il en était présentement à son avant-dernière année de littérature dans cet internat. Quoique, cet établissement était tellement réputé que surement n’importe qui voudrait s’arracher les finissants pour leur offrir un job à telle ou telle place que cette idée relaxait un peu la conscience du grand blond, qui pouvait alors se reconcentrer sur la prochaine bêtise qu’il sortirait. À croire que sa cervelle ne marchait que pour cela, 24 heures sur 24, car oui, il avait déjà trouvé l’inspiration d’une bonne farce dans l’un de ses rêves… et l’avait concrétisé… à l’halloween. Je vous laisse imaginer le reste. Ce n’était pas l’idée d’avoir l’air complètement fou non plus qui dérangeait Matti et c’était bien pourquoi il n’avait pas hésité une seule seconde à aller voir Eryn. Comme elle l’avait si bien mentionné, elle était en première année, lui en deuxième. C’était pas n’importe quel garçon qui aurait marcher sur son orgueil pour aller voir une jeune fille, d’une autre année, soit celle inférieure à la vôtre, pour lui demander de donner son avis sur sa dissertation. Enfin, Matthias n’avait pas vraiment envie de demander à ses potes puisqu’il savait bien la réponse : « ha oui, c’est bien Matthias. Alors, qu’est-ce que tu racontais déjà ? » Et c’était reparti pour un autre sujet de conversation complètement à coté de la plaque. Justement, à la remarque d’Eryn, Matti se contenta d’hausser les épaules, gardant son sourire complètement béat.
- « Ouais, et puis ? » fut tout ce qu’il répondit. Simple, efficace et rapide.
La brunette commença alors à débiter trois mots la seconde, sur les raisons qui aurait bien pu pousser Matthias à lui demander son aide, ou encore sur ce qu’il pourrait faire et des probabilités que cet acte pourrait entrainer. N’écoutant pas vraiment ce qu’elle disait, son sourire s’agrandit, ne trouvant que la situation bien marrante et ce, jusqu’à ce qu’elle se taise et se cale dans sa chaise, presque mal à l’aise. Il était vrai que tout était sorti très soudainement et que personnellement, Matthias n’avait jamais eu la chance d’entendre parler Eryn aussi naturellement, dire autant de choses en quelques secondes ou encore l’entendre tenir une conversation, tout simplement. Il ne savait pas si c’était parce que c’était lui, parce qu’il était trop extraverti et que certains n’appréciaient pas nécessairement cette caractéristique typique de son caractère, mais ce soudain dialogue lui laissa une certaine lueur dans ses yeux clairs.
- « Ouais, pourquoi pas ? » et encore quelques mots ne suffirent à Matthias pour répondre à la proposition d’Eryn. Prendrait-il sérieusement le temps de lire la dissertation de la brunette au complet. À vrai dire, pour lui, c’était plutôt un prétexte pour engager la conversation. « Ca t’arrives souvent ? » demanda-t-il, complètement hors-sujet. Bien sur, il faisait référence à ce petit monologue qu’elle lui avait lancé quelques secondes auparavant. Son sourire complètement béat ne quittait toujours pas son visage et ses yeux bleus clairs ne lâchaient plus Eryn du regard.
Ne pas rester trop à cette table ? Matthias n’avait jamais eu l’intention de la quitter depuis le moment ou il s’était assis sur la chaise. Prenant une position un peu plus décontractée, histoire d’être confortable sur ces chaises qui n’étaient pas vraiment le comble du confortable, il ne put s’empêcher de lancer un regard rapide et discret à Aaron. S’il réussissait à faire la conversation avec Eryn, alors c’était certain qu’il était mort après le cours. Tant pis, le coup en valait surement la chandelle. Dans le pire des cas, il n’aurait qu’à faire une diversion avec son canard en plastique. |
|  | | Eryn Moore

Nombre de messages: 22 Date d'inscription: 30/12/2008
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 | Sujet: Re: « help, please ? | eryn m. Mer 7 Jan - 15:22 | |
| Eryn ne saisissait pas vraiment l'intérêt du fait de fréquenter un nombre de personnes inimaginable. Bien sûr, on pouvait toujours rétorquer que de cette manière, on apprenait beaucoup des autres, mais elle ne voyait dans ce genre de vie qu'un enchevêtrement de problèmes pas possibles. Plus on connait de gens, plus on en connait avec des problèmes. Qui n'a jamais souffert parce qu'un ami était parti, vous avait trahi, ou autre ? Quand on a peu, mais des biens, ça n'arrive pas souvent. Eryn voyait cela comme un vrai handicap d'être entouré de plein de gens, et elle plaignait pratiquement ceux qu'on pouvait appeler les « populaires ». Ceux qui étaient suivi à la trace par plein de petits toutous qui ne pouvaient faire qu'approuver tous ceux qu'ils jugeaient à même de prendre des décisions, et ne faisant jamais le moindre reproche à cette personne. Le pire, c'était qu'elle remarquait souvent que tout le monde haïssait ce genre de personnes populaires, mais que tout le monde leur léchait les baskets quand même. Ne comprenaient-ils pas qu'il suffisait de les ignorer ? Mais si tout le monde était intelligent, aussi. Pas qu'Eryn se trouve foncièrement plus intelligente que les autres, mais elle pensait que le fait qu'elle ne soit pas dans la même situation que ces gens lui permettait d'avoir un regard objectif sur la situation. C'était ce qu'elle savait faire le plus, observer. Critiquer aussi, bien sûr. Pas forcement négativement à chaque fois, mais souvent. Elle se voyait bien devenir poète avec une double identité secrète de dénonciateur du mauvais comportement de la société à travers des chroniques sarcastiques. Double identité secrète, car, même si elle n'était pas fan de la vie en société, elle appréciait quand même avoir quelques chers amis, et elle n'était pas vraiment sure qu'en sachant son activité des gens oseraient rester auprès d'elle. Au fond, elle n'était pas méchante, elle se trouvait tout simplement réaliste. Eryn devenait de toute façon beaucoup moins dure avec les gens qui l'aimaient pour ce qu'elle était, et ils avaient bien eu du courage de rester jusqu'à ce qu'elle brise sa carapace. D'ailleurs, la jeune fille avait tendance à être totalement parano avec les gens qu'elle ne connaissait pas. Je vous explique. Une personne qui vient la voir, va soit se moquer d'elle, soit essayer de devenir son amie pour la détruire ensuite, soit pour la rabaisser intentionnellement, soit parce qu'elle a un problème mental. Elle ne voulait donc pas paraître stupide en adhérant au jeu de l'autre, et c'est pour ça qu'elle gardait cette attitude agressive sur le qui vive. Jusqu'à ce qu'elle se rende compte que l'intention n'était pas ça. En fait, Eryn n'avait rencontré personne comme ça depuis qu'elle était arrivée à Davidson, et pourtant, elle ne pouvait s'empêcher de garder ses bonnes vieilles habitudes. Matthias gardait un sourire béat, qu'elle considérait comme béat de stupidité, et elle se demandait bien ce qui pouvait se passer dans sa tête pour vouloir aller gâcher un cours où il aurait pu s'amuser avec ses copains pour demander qu'elle le conseille sur une dissertation, alors que dans la logique des choses, l'inverse aurait été plus probable. Eryn se demandait vraiment comment il pouvait faire pour avoir l'air d'avoir la positive attitude à toute heure de la journée, la jeune fille ne se souvenait même pas l'avoir croisé dans les couloirs sans un sourire. Peut-être que dans un sens, c'était mieux de voir la vie toujours du bon côté, mais même si la jeune fille prenait parfois des résolutions insensées de ce genre, elle n'arrivait jamais à tenir plus de 5 minutes. Elle voyait tellement d'injustices et d'inégalités à chaque coin de rue, qu'elle ne pouvait définitivement pas dire que la vie était belle. Il fallait se comporter en conséquence. D'ailleurs, même si Eryn ne voyait pas vraiment ce qui devait faire sourire dans ce qu'elle avait dit, elle voyait progressivement celui de son camarade grandir. Ainsi, sa crainte était peut-être fondée, elle avait trop parlé. Eryn n'était pas vraiment timide à proprement parler, en fait, elle ne parlait pas si ça ne servait à rien. La salive était quelque chose de précieux, autant la conserver. Alors elle s'efforçait toujours de faire des phrases rapides et concises, sauf lorsque les phrases déboulaient de sa bouche et ne voulaient plus s'arrêter. Parfois, ça avait l'avantage de faire fuir les gens, mais Matthias avait l'air bien installé, et Eryn se doutait presque à sa désinvolture que son objectif initial n'était pas vraiment de lui faire dire son avis sur la fameuse dissertation. Est-ce qu'elle avait l'air d'une personne à laquelle on avait envie de parler ? Surement pas. Elle avait surement envie de lui demander ce qui lui avait pris. « Si tu veux mon avis, mes propositions n'ont pas l'air de susciter un grand intérêt chez toi, alors, si tu avais une idée précise .. » La jeune fille se redressa quelque peu sur sa chaise avec une moue interrogatrice. « Et puis, ce n'est pas parce que je ne parle pas souvent que je ne le sais pas. Je pourrais me transformer en grande bavarde si le sujet en vaut la peine » De voir le sourire sur la figure de Matthias commençait légèrement à l'énerver, ou non, ça l'agaçait plutôt. Il paraissait que le sourire et le rire étaient en quelque sorte contagieux, mais ses zygomatiques ne semblaient pas vouloir s'activer. « Et toi, tu es comme ça tout le temps ? » lui demanda-t-elle, en rapport avec son énorme sourire. Si elle se consacrait plus tard à une œuvre expliquant les différents comportements humains, elle pouvait dès maintenant se prêter à quelques analyses. Savoir ce qui se passait dans la tête d'une personne qui avait l'air si différente d'elle même, ça la bottait bien.
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|  | | Matthias T. Lawrence

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 | Sujet: Re: « help, please ? | eryn m. Jeu 8 Jan - 4:28 | |
| Matthias était sociable, on ne pouvait lui enlever cette qualité. Il était celui qui pouvait aller voir n’importe qui, n’importe quand, pour absolument n’importe quoi avec une aisance déconcertante, comme s’il connaissait la personne à qui il s’adressait depuis des années. Il en était de même pour les petites bandes, dans lesquelles il savait faire sa place avec un seul rire, prenant part aux conversations, les animant avec son enthousiasme particulier et ses plaisanteries qui, jusqu’à présent, se révélaient être amusantes pour ceux à qui il les racontait. Oui bon, il arriverait certainement un jour ou l’autre de se faire rembarrer, mais Matti ne pensait pas vraiment à ce genre de détails. À défaut de pouvoir faire n’importe quoi, il ne réfléchissait pas toujours aux conséquences que cela pouvait bien apporter et les vivait ensuite. On ne pouvait pas dire qu’il les appréciait et il jurait souvent contre lui-même lorsqu’il devait payer le prix de ses actes, mais ça, encore une fois, ce n’était pas quelque chose qu’il montrait aux autres. Il n’aimait pas l’idée qu’on connaisse le coté maussade et un peu grognon de Matthias, qui normalement, se montrait si souriant et extraverti. Il ne pensait pas non plus aux problèmes que pouvait lui apporter le fait de fréquenter bien des gens : normalement, il ne parlait pas de ses problèmes avec les autres et ceux à qui il parlait lui confiaient que très rarement ses problèmes. En fait, il n’aimait pas parler des trucs sérieux avec ses potes et faut dire qu’entre gars, ils ne faisaient que très rarement aborder des sujets dans le genre. Ils s’amusaient plus à déconner, à dire n’importe quoi. Il n’y avait qu’avec les filles qu’il parlait plus intimement, parce que selon elles, il était le genre de gars qui avait solution à tout, puisque rien ne semblait l’atteindre. Pourtant, intérieurement, Matthias portait bien des marques qu’il se refusait de montrer à qui que ce soit. Il se souvenait rarement avoir été blessé au point de se refermer aux autres, de ne plus sourire… La dernière fois qu’il s’était renfrogné, c’était lors de cette soirée, à Times Square, avec sa meilleure amie, lorsque cette dernière lui avait avoué avoir un faible pour un autre. Mais encore là, il l’avait caché. Quelques secondes lui avait pris seulement pour trouver un supposé pantalon qui l’intéressait pour aller l’essayer dans une cabine et ainsi cacher son air qui s’était soudainement décomposé devant l’avoeu de la jeune fille. Allez savoir pourquoi il avait réagit de la sorte : lui-même ne le savait pas.
Techniquement parlant, Matthias avait rapidement compris le caractère d’Eryn. Enfin, pas complètement puisqu’il est impossible de connaître tout de qui que ce soit, peu importe le temps qu’on passe avec lui. Lui-même ne se connaissait pas totalement, ses parents ne pouvaient pas se donner ce mérite également – bien qu’il pensait sérieusement avoir toujours été sincère avec eux, mais savaient-ils ce qu’il faisait ici – mais il comprit rapidement à quoi s’en tenir et à quoi s’attendre de sa part. Décidemment, ses sourires béats ne servaient pas à amadouer la demoiselle, mais il ne comptait pas abandonner. Il mettait en quelques sortes son honneur en jeu, il jouait avec lui-même, se lançait lui-même des paris, pour se défier, s’amuser, pimenter un peu sa vie d’étudiant qui normalement, aurait du être maussade et ennuyante sous la tonne de devoirs qu’ils avaient. Malheureusement pour lui, il frappa un mur. Ses proposition, ne pas susciter son intérêt ? Bah tiens, il devait réfléchir sur celle-là. Enfin, dans un sens, il était vraiment curieux de savoir à quoi ressemblait sa dissertation et ce qu’Eryn pensait de la sienne. Après tout, il ne voulait pas encore passer pour le dindon de la farce et comptait vraiment avoir une bonne note à la prochaine évaluation. Mais dans un autre sens, l’idée de travailler encore le répugnait et après toutes les heures qu’il avait passé à essayer de rendre son travail ne serait-ce que potable, l’idée d’encore se replonger là-dedans lui donnait mal à la tête.
- « Mais si ! Bien sur quoi ! Après tout, je ne serais pas venu te voir si je n’aurais pas été intéressé à savoir ce que tu avais à me dire. » , répondit-il avec tant de conviction qu’il se serait presque cru lui-même.
La réplique suivant de la jeune fille le fit quand même rire. Oh, il ne pensait pas qu’elle ne savait pas parler, juste il trouvait amusant qu’elle parle si soudainement alors que normalement, elle n’était pas la fille la plus bavarde qu’il connaissait. Enfin, si elle savait tenir une conversation sur un sujet qui en valait la peine, Matti s’efforcerait de trouver le moyen de la faire parler, quitte à parler de trucs ennuyants. Il trouverait bien le moyen de les rendre amusant.
- « Oh, mais hé ! Prends le pas mal, hein ! C’était une constatation, pas un reproche. Tant mieux. »
Puis vint la question qui l’assomma. D’un coup, Matthias resta considérablement surpris. En fait, il ne s’attendait pas à ca et il releva un sourcil, visiblement étonné par la question. Y’avait-il du mal à être enthousiaste ? Se rappelant que cela était une question et non pas un reproche, comme lui-même l’avait fait quelques secondes auparavant, il sourit de nouveau.
- « Souvent, ouais » répondit-il simplement, avant d’enchainer : « Même que j’adore sourire tu vois. C’est signe d’un épanouissement et d’un grand bonheur, et puis, quoi de mieux ? Autant prendre tout d’un coté positif. » |
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